Jusqu’à quand Bloctel va-t-il rester en panne ?

Publié le 25 octobre 2021 | Par Holden Caufield - Source Le JDD

Démarchage téléphonique. La plateforme d’opposition aux appels intempestifs dysfonctionne depuis le 1er octobre, non sans impact sur les usagers.

Depuis le 1er octobre, la plateforme ne répond plus ou presque. Ce service qui permet aux consommateurs de de s’inscrire gratuitement sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique est en panne. Même désarroi chez les entreprises démarcheuses abonnées à ce service qui souhaitent poursuivre leurs activités sans contrevenir à la loi en faisant « blocteliser » ou expurger leurs listes de clients (…) Selon un communiqué de presse diffusé à de nombreuses reprises depuis le 1er octobre, Worldline se fait fort de « renforcer progressivement le service rendu aux consommateurs et aux entreprises en développant notamment des fonctionnalités collaboratives » (…)

Le magazine En-Contact, prescripteur auprès des entreprises (VPCistes, centres d’appels) qui font un large usage de la prospection téléphonique, a dénoncé une discontinuité du service public dès le 1er octobre. « Le 22 octobre, nous avons fait constater par huissier que depuis le 1er octobre, un consommateur qui veut nouvellement s’inscrire sur cette liste d’opposition ne peut pas le faire et qu’une entreprise qui voudrait adhérer au service ne le peut pas non plus », indique au JDD son éditeur, Manuel Jacquinet. « Il aurait mieux valu que les protagonistes expliquent qu’il y aurait carence, plutôt que de continuer à nier », ajoute-t-il.
La DGCCRF n’a laissé que six semaines au nouveau délégataire pour se retourner, c’est beaucoup trop court », indique un proche du dossier.
Pas de quoi rassurer les entreprises adhérentes à Bloctel. « Nous n’avons eu aucun retour de la DGCCRF pour avoir une visibilité sur la durée et mesurer les impacts de cette maintenance », livre Caroline Adam, secrétaire générale du SP2C, le syndicat des prestataires de centres d’appels.

Par Holden Caufield

Extraits de l’article de Bruna Basini, Le Journal du Dimanche du Dimanche, 24 octobre 2021.